L’arabe littéraire, langue du Coran et de la littérature classique, est une langue à déclinaisons. Cela signifie que la voyelle finale des mots (souvent sur la dernière consonne) change selon leur rôle dans la phrase. Ces voyelles, appelées i‘rāb (إعراب), sont essentielles pour comprendre le sens exact d’un énoncé.
Trois statuts principaux structurent la grammaire arabe : le Raf‘ (رفع), le Nasb (نصب) et le Jarr (جرّ). Découvrons ensemble leur définition, leurs usages et leurs exemples concrets dans l’écriture et la lecture en arabe.
Le Raf‘ est le cas nominatif de la langue arabe. Il indique généralement le sujet de la phrase, celui qui fait l’action :
Exemples :
À noter : le Raf‘ se reconnaît souvent par la terminaison en -u.
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Le Nasb correspond à l’accusatif en grammaire arabe. Il exprime le complément d’objet direct (COD), mais aussi d’autres fonctions comme les compléments circonstanciels :
Exemples :
À retenir : le Nasb se termine généralement par -a.
Le Jarr est l’équivalent du génitif en grammaire arabe. Il apparaît uniquement lorsque le mot est introduit par une préposition (حرف جرّ) ou lorsqu’il est le deuxième terme d’un idāfa (annexion, complément de nom) :
Exemples :
À noter : le Jarr se termine généralement par -i.
Les voyelles finales en arabe ne changent pas le sens du mot en lui-même, mais elles indiquent sa fonction dans la phrase.
En d’autres termes, sans ces marques : on ne saurait qui agit (sujet), qui subit l’action (COD), et dans quel contexte (compléments).
Cela donne à l’arabe une précision grammaticale comparable au latin ou au grec ancien.
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Voici quelques conseils à suivre pour bien maîtriser le raf, le nasb et le jarr en arabe :