L’alphabet arabe comporte des particularités graphiques qui surprennent souvent les apprenants débutants de l’arabe. Parmi elles, le lam alif (لا), formé de l’association des lettres lām (ل) et alif (ا), est l’une des plus fréquentes et des plus importantes. Sa bonne maîtrise est essentielle pour progresser dans la lecture et l’écriture de l’arabe, car elle apparaît dans de nombreux mots du quotidien, de la littérature et du Coran.
Le lām-alif (لا) est une ligature de deux lettres arabes : ل (lām), qui correspond au son [l], ا (alif), qui représente une voyelle longue [aː].
Au lieu d’écrire séparément ل + ا, on les fusionne en un seul signe, لا, appelé lām-alif. Exemple : لا → « non », particule de négation.
Cette fusion répond à une logique d’économie graphique, car ces deux lettres apparaissent très souvent ensemble.
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Comme toutes les lettres arabes, le lam alif possède des formes différentes selon sa position dans le mot. Cependant, contrairement à la plupart des lettres, la ligature لا ne se décline pas en plusieurs variantes ; elle reste relativement stable.
On distingue :
À noter que le lām-alif ne peut jamais apparaître en début de mot, car l’alif ne se relie pas à la lettre suivante.
En calligraphie arabe, et particulièrement dans les écritures manuscrites, on distingue plusieurs variantes du lām-alif :
En savoir plus :
Le lam alif est omniprésent dans la langue arabe. Voici quelques contextes où il apparaît :
Lecture, compréhension, écriture
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Il ne faut pas confondre le lām-alif (لا) avec la combinaison alif-lām (ال), qui correspond à l’article défini « le, la, les ».
La confusion est fréquente chez les débutants, mais les deux constructions ont des fonctions et des usages différents.
Voici quelques conseils à suivre pour bien maîtriser le lam alif en arabe :