L’apprentissage de l’écriture et de la lecture de l’arabe passe nécessairement par la découverte de son système d’écriture et de sa grammaire. Parmi les signes diacritiques essentiels figure le tanwīn (تنوين), une marque phonétique et grammaticale qui joue un rôle central dans la lecture et la compréhension de la langue arabe. Bien qu’il puisse sembler complexe au premier abord, le tanwīn est en réalité une clé précieuse pour appréhender la richesse de la morphologie arabe.
Le mot tanwin en arabe signifie littéralement nasalisation ou redoublement de la voyelle courte. Il se traduit graphiquement par la duplication d’un signe diacritique (fatḥa, ḍamma ou kasra) en fin de mot. Il marque la présence d’un -n final (nounation) dans la prononciation arabe, sans que cette consonne soit écrite.
Exemples :
Le tanwīn n’est pas une lettre mais un signe ajouté à la fin des mots pour indiquer la déclinaison (iʿrāb) ou pour marquer l’indétermination (équivalent de l’article indéfini en français).
Le tanwīn peut se présenter sous trois formes, qui correspondent aux voyelles arabes brèves :
Le tanwin est étroitement lié au système de déclinaison en arabe. Alors que le français utilise des prépositions et des mots-outils pour indiquer la fonction d’un mot, l’arabe fait largement appel à des voyelles finales :
En plus de marquer les cas grammaticaux, le tanwīn indique généralement que le mot est indéfini.
Il joue donc un rôle comparable à l’article indéfini français (« un », « une », « des ») :
Lire aussi : L’alphabet arabe
Le tanwin n’apparaît pas dans tous les mots. Certaines catégories grammaticales échappent à son usage :
Lire également ;
Apprentissage à travers 5 sourates
493 Avis Google 
Dans la récitation de l’arabe coranique (tajwīd), le tanwīn joue un rôle important car il interagit avec les lettres suivantes.
On parle alors des règles du tanwīn et du nūn sākinah :
Maîtriser le tanwin en arabe permet à l’apprenant :
Voir aussi : Arabe coranique pour débutants